David Delferière, le président de l’ACFF, lance un appel aux familles: «Tout le monde devra faire de gros efforts»

Extrait du Journal La Province – 29 janvier 2021

Saison blanche pour le foot amateur, horizons hésitant entre gris clair et gris foncé. Atypique, frustrante et anxiogène, la compétition 2020-21 n’aura donc pas existé, ou si peu. Mais la rareté des souvenirs partagés, sur les terrains, dans les vestiaires ou les buvettes, est inversement proportionnelle à l’impact que la pandémie fait peser sur l’avenir du foot francophone, ses 668 clubs et quelque 6.000 équipes officiellement inscrites sur les tablettes de l’ACFF.

Privés de leurs ressources essentielles (soit les recettes de buvettes et de sponsoring, qui représentent plus de 50 % du budget moyen, selon un sondage effectué en novembre dernier par l’Association interfédérale du sport francophone), sans repères temporels clairs et fermes, les clubs avancent à tâtons, sur un chemin sablonneux sur lequel ils espèrent ne pas s’égarer.

En Flandre, une enquête récente laisse apparaître que 8 % des clubs (un sur douze) craint pour sa survie. Et chez nous ? « Nous sommes évidemment en souffrance » admet David Delferière, président de l’Association des clubs francophones de football. « J’oscille entre le réalisme, parce que les actions sont difficiles à mener, et des perspectives optimistes, printemps et vaccins aidant. Le foot reste un superbe outil pour vivre ensemble. Nous le démontrerons à nouveau dès que ce sera possible… »